Femme...
Je vous aime, vous les passantes de Brassens, entraperçu un instant seulement, toi qui traversant d’un pas alerte, m’as adressé un sourire, juste comme cela avant de disparaître dans la foule. Toi la gavroche à l’air fripon, chantant dans le métro, aurais-tu été révolutionnaire en 1848 ? Aurais-tu été amoureux d’un communard en 70 ? Et vous Mademoiselle, Un bouquet de fleur bleue à la main, est-ce votre Cidrollin qui vous l’a offert ? J’aurais aimé que ce soit moi… Comment vous appelez-vous, belle brune, croisée furtivement dans ce couloir, laissant en ma mémoire les senteurs envoûtantes de votre parfum ? Que j’aurais aimé vous prendre dans mes bras, partir en une valse endiablée à 8 temps, faire tourner votre robe rouge carmin au son d’un accordéon fou ! Auriez-vous le génie de cupidon, pour que, à l’instar de Prométhé, mon amour se régénère au milieu de mes tristes désillusions, et pour qu’en ces jours de spleen, sur un regard, un sourire, une parole mes espoirs ressurgissent ? Je ne peux à l’instant que ranger ses écrits dans la frêle et fragile cyber mémoire de mon disque dur, attendant celle qui, plus que les autres, s’attardera sur mon sujet et m’offrira, le cœur joyeux, un fracassant « Je vous aime »…
Commentaires
Quel bel homage à la femme! , 'merci monsieur de parler ainsi et de nous rassurer, oui il existe encore sur cette terre des hommes respectueux. Je vous souhaite monsieur de trouver "celle" qui aura le bonheur de faire le vôtre.