Je vous aime.
Ce bout de toile où je dis tout n'est pas l'endroit pour écrire ces mots-là. J'y parle pourtant de toi, il faut bien que je couche quelque part tout ce que tu m'inspires et qui te ferait sourire si je te le murmurais à l'oreille. Alors j'écris que tu ressembles à Peter Pan et à John Murdoch, et aussi à Charlie Chaplin et à Pierre Richard. J'écris que te rencontrer m'a redonné le souvenir de la joie de mon enfance dont je ne voyais plus que les pleurs et la solitude. Que ta façon de marcher, un peu dansante, m'apprend chaque jour un peu la légèreté. Que ton existence m'a permis de traverser le deuil immense sans y laisser toutes mes chances d'être heureuse. J'y évoque bien des facettes de cet étonnement souvent ravi qu'est la vie avec toi.
Je n'y écris pas ces mots-là, et pourtant c'est vrai que je vous aime.