Bonjour vous...
Alors comme ça, on ne s'est pas rencontrés.
Ou bien on ne s'est pas trouvés.
Ou encore on n'a pas voulu croire que celui qu'on voyait, pouvait être celui qu'on attendait, qu'on espérait, dont on rêvait.
Ou plutôt je n'ai pas voulu croire que vous pouviez être celui que j'attendais, que j'espérais, dont je rêvais...

Je vous ai longtemps rêvé, parfois j'ai cru vous apercevoir et j'ai eu peur que vous ne me remarquiez pas.
Mais je me suis caché, je me suis enfui, préférant courir après des ombres et imaginer que le bonheur pourrait vous ressembler.
Je vous ai souvent rêvé parce que c'était plus simple : un songe ne parle pas, n'entend pas, ne pleure ni ne rit. Un songe ne dit ni oui ni non. Un songe ne contredit jamais celui qui l'a créé...
Je vous ai souvent rêvé pour remplir le vide de mon coeur, répétant à l'envi qu'un jour mon prince viendrait, sans imaginer un seul instant qu'il faudrait aussi que je fasse quelques pas vers lui...
Je vous ai souvent rêvé pour pouvoir mieux encore déplorer votre absence et pleurer seul dans mon coin...
Je vous ai toujours rêvé pour vous empêcher de me dire non. Sans comprendre que je vous interdisais aussi de me dire oui. J'ai préféré faire les questions et les réponses.
Pas de mauvaises surprises.
Pas de bonheur non plus...

Je vous ai toujours rêvé, imaginant que vous pourriez avoir des sentiments, de la tendresse, de l'amour, des désirs, des élans.
J'ai toujours rêvé que l'on passe des moments, des heures, des années, une vie, blottis l'un contre l'autre.
Mais je ne vous ai jamais rêvé pouvant avoir des sentiments, de la tendresse, de l'amour, des envies et des élans vers moi.
J'ai passé des moments, des heures, des nuits et des années tapi tout seul, enveloppé de ma solitude, me dérobant au regards ou aux étreintes furtives, vous laissant passer au loin. A portée de main, mais loin de mon coeur verrouillé.
Cachant derrière un manque de confiance en moi le fait que je refusais de vous faire confiance...

Je vous écris sans savoir si vous me lirez un jour. Mais je vous demande pardon d'avoir douté de vous.
J'espère que vous êtes heureux avec celui qui aura su vous ouvrir son coeur.
Je l'envie secrètement celui là qui vous a volé à mes rêves.
J'ai été idiot. Je vous ai laissé continuer votre chemin alors que j'aurais tellement aimé vous arrêter et vous dire : Je vous aime.